Présentation

ZATO — Dancin’ — from Benjamin Chagneux on Vimeo.

Projet funambule initiatique, développé en marge d’une première expérience commune de combo folk-rock,  ZATO voit le jour en 2008 et enchaîne très vite ses premiers concerts. Les retours positifs encouragent Céline et Alex à poursuivre la route.

Ils enregistrent une première démo (sept titres) « La Marée » lors de l’été 2008 .

 pochette zato fini

« Les Flots » extract from « La marée »

Après une centaine de concerts passés ensemble ils assument quasiment seuls la réalisation d’un premier disque autoproduit, « On my Knees » (10 titres sortis fin mars 2010), où apparaissent les premiers titres en anglais .

On my knees

« Shine » extract from « On my knees »

«Ils qualifient leur son de folk onirique, et cela leur va plutôt bien. Même si leurs dix titres sont loin des délires psyché-planants de CocoRosie ou de Patrick Watson, le rêve s’y taille une belle part. Notamment grâce aux textes, dont le sens est parfois obscur : « Les singes en hiver ne boivent pas que la mer, ils boivent aussi les yeux, l’étendue de leurs désastres»… Les deux membres de ce tout jeune duo chantent souvent en français, parfois en anglais. Ils évoquent tour à tour les amours ombragés, le froid de la solitude qui glace les os, les départs sans retour, le désir dévorant. Leurs deux voix se mêlent avec une harmonie douce. Le violon et la guitare, accompagnés à l’occasion d’un piano et de quelques effets sonores, dressent des ambiances intimistes, parfois relevées d’une pulsation rock à la Louise Attaque. Les images défilent, chaudes ou glacées, toujours à vif. »

Aena Léo, Longueurd’ondes, juillet 2010

*« De la guitare acoustique, quelques notes de basse, des voix claires, la formule est en théorie simple et efficace. Céline et Alex de Zato l’ont compris, et nous le font savoir avec leur premier album « On My Knees ». Cette galette comporte dix titres, 7 sont chantés en francais et 3 sont en anglais, dont le titre éponyme « On my knees ». Les guitares rappellent Neil Young, les mélodies apaisent, l’album est planant et enivrant. Les quelques instruments additifs (violon, guitare éléctrique, percussions, bits…) soigneusement enregistrés par les deux multi-instrumentistes aident à parfaire la diversité des ambiances, tantôt calmes, tantôt puissantes et profondes. L’album coule ainsi jusqu’à l’époustouflant titre « Shine », clôturant l’album. Ce second texte écrit dans la langue des Beatles nous laisse entendre que la folk est et restera britannique ! Soulignant les mélodies, appelant les choeurs et harmonies vocales et révélant une réelle force de composition habitée, l’anglais leur va comme un gant ! Après l’écoute de cet album, on se rend bien compte que les deux compères savent de quoi ils jouent tant l’album est homogène. Mais, afin d’harmoniser cette ambiance qui leur est si propre, il reste au duo Mâconnais un choix à faire : le français ou l’anglais. Donc à vos Myspaces,pour guetter l’arrivée de leurs prochains titres ! »

Lucas, Webzine La Scène Bourguignonne, juin 2010

 De juin 2010 à juin 2011, Zato s’attelle à un nouveau projet, les Acoustic sessions, sous la caméra fine et aiguisée de leur ami vidéaste Benjamin Chagneux. Huit sessions sont mises en ligne sur Viméo et présentent des morceaux, filmés en live, sans artifice, dans des endroits insolites… des morceaux qui seront enregistrés en studio en Avril 2011 et sortiront sous la forme d’un double album « cd/dvd » ‘‘A silver lining’’, en tirage limité et sérigraphié par Joe Vitterbo.

 a silver lining

« Morning sun » extract from « A silver Lining »

ZATO Acoustic Sessions vol.1 from Benjamin Chagneux on Vimeo.

"Ce deuxième opus des Zato n’est pas un album ordinaire. Avant même l’écoute, en tenant
l’objet entre les doigts, on se rend compte de toute l’attention et du travail qui lui a été porté. Le format n’est pas habituel, la matière non plus, cela ressemble plus à un objet d’art en lui-même. La pochette est en effet une sérigraphie réalisée par l’artiste mâconnais Joe Vitterbo. Il montre à quel point les musiciens ont soigné chaque détail de ce disque, faisant la part belle à l’esthétique et l’originalité.
En mettant le disque dans son ordinateur, deuxième surprise. Outre les sept chansons en
format classique se trouvent également leur version acoustique (à quelques différences
près). Des clips filmés dans des lieux de la région mâconnaise que l’on s’amuse à retrouver.Un dépôt vente bourré de meubles anciens, un parc au bord de l’eau, un vieil appartement vide… Des scènes empruntes de nostalgie, très intimistes mises en valeur par une réalisation impeccable de Benjamin Chagneux.
Musicalement, on retrouve en chaque instant ces valeurs d’esthétisme, d’intimisme et de
nostalgie. Le folk onirique de Zato s’écoute chez soi, assis dans son fauteuil en regardant la pluie tomber dehors. Les voix chaudes de Céline et Alex nous enveloppent alors dans un
cocon de musique douce où l’on peut se laisser aller sans crainte.
Le disque est homogène, difficile de sortir une chanson en particulier. Contrairement au premier album, toutes les chansons sont en anglais, ce qui parait plus naturel pour ce style de musique. On a l’impression que les chants se sont apaisés, qu’ils ne tressaillent plus. Tout comme la musique qui glisse naturellement jusqu’à nos oreilles. Zato a pris en maturité, gagné en simplicité et en efficacité. Sa musique va droit au coeur, sans détour, sans fioriture.Des instruments sont venus enrichir leur panoplie, en particulier une scie musicale, qui, alternée avec le violon, s’adapte parfaitement à la guitare et au piano d’Alex. Un xylophone fait également son apparition, contribuant à étoffer l’univers musical de Zato. Un monde un peu surréaliste, éthéré et mélancolique que ne renieraient pas Radiohead, Damien Rice ou Tom McRae.
Si les chansons enregistrées ont été retravaillées, il est amusant de voir leur évolution avec les versions acoustiques filmées. Ces dernières, jouées souvent juste après avoir été composées, sont comme un premier jet, un moment éphémère capté par l’oeil de la caméra. On
peut ainsi s’apercevoir du talent naturel des deux musiciens. Cette idée originale est une
franche réussite.
Parce que Zato est un groupe atypique bourré de talent, inscrit dans une démarche purement
artistique, nous ne pouvons que vous conseiller cet album. A silver lining n’a été édité
qu’à une centaine d’exemplaires et ne se trouve qu’au magasin Cultura de Mâcon, mais si
vous allez les voir en concert, vous pourrez certainement vous en procurer un. N’hésitez
surtout pas. » FLO, La Scène Bourguignonne, 10/12/11

           2015 a été pour ZATO l’année d’un retour discographique placé sous le signe de l’électricité, un retour aux fondamentaux guitare, voix, violon, mais dans le (gros) son. Une collaboration fructueuse avec Bichon Nivot (Studio Sonovore) aux manettes. Composé et enregistré dans l’urgence, l’album fait état d’un Zato instinctif… toujours sombre et teinté de nostalgie romantique, mais plus popeux, électrique , puisée aux sources indie rock . Un retour sur scène qui s’annonce libre et bruyant, laissant la place à la complicité scénique, vraie marque de fabrique Zatoïenne, sur des morceaux plus simples peut être, mais plus urgents. Le disque disponible sur bandcamp est sorti depuis Janvier 2016 .

La collaboration avec le vidéaste Benjamin Chagneux s’approfondit à travers un projet de réalisation de vidéos plus écrites et scénarisées. L’arrivée dans l’équipe de Frankie Doguet confirme cette direction puisque un moyen métrage « Black is the Light » est en projet, avec tournage au Québec cet hiver. 

Un couple de Français s’installe à Québec, elle est une brillante universitaire qui vient d’y décrocher un sujet de recherche (le titre de sa thèse est « Black is the Light »). Lui semble la suivre, c’est un scénariste de reality-show au quotidien, un peu largué et distant de sa propre réalité mais qui cultive et traine avec lui partout son vieux projet secret de film ( au même nom étrange… « Black is the Light » … ) .

Lors de leur première semaine d’installation, leur chemin va croiser par de multiples hasards et coincidences celui d’un autre duo « ZATO » , un groupe en tournée sur Québec. Le film bascule peu à peu alors à travers ce jeu de miroir dans un monde où les réalités et leur perception sont mouvantes …

à suivre …/…

Black is the light

« Let Me In » extract from « Black is the Light »

ZATO – Children Of Hell from Benjamin Chagneux on Vimeo.